« You just go like that ? » : Quand la belle ghanéenne lance ceci à deux têtes de mules béninoises
Kumasi (Ghana), 18 Avril 2013, dans une boite de nuit autour de minuit. Je soulevai ma tête après avoir tiré une gorgée de mon verre rempli de la bière fraiche de type 33. Mon regard tomba net sur une silhouette qui n’y était pas auparavant. Une très belle fille de teint bronzé s’est positionnée incognito en plein dans mon champ de vision. Elle portait une robette blanche très moulante qui couvrait à peine les 1/4 supérieur de ses cuisses luisantes. De travers de cette robette, on apercevait les traces de son dessous : une taille basse rouge coiffée de perles. Jamais vu une poitrine aussi généreuse, son postérieur bien arrondi telle deux pomme fruit. Elle est blottie là, devant moi, les mains sur la taille, un peu pour dire « Voilà moi, devant vous, qu’attendez-vous pour m’inviter ? ». Quelle démonstration…Je perdis toute suite le fil de mes causeries avec A., mon ami et frère qui m’a accompagné depuis Cotonou. J’avais pris l’habitude de me déplacer toujours avec un collègue, à défaut avec un frère, ou un ami à bord, on ne sait jamais quel malaise peut survenir sur la route. En effet, la veille c’est-à-dire le 17 Avril, on avait quitté Cotonou à bord d’une Highlander blanche acquise il y a à peine 1 an. La caisse était si belle, et l’intérieur fait de cuir brun luisant. On passa la nuit à Accra après avoir récupéré une collègue allemande qui devrait venir de Hanovre. Et ce 18 Avril, on quitta Accra pour Kumasi, car le lendemain 19 Avril, il était prévu une rencontre avec le staff de la « Forest Research Institute of Ghana » (FORIG) pour négocier un projet. On arriva à Kumassi vers 18h00, on nous installa dans la maison des hôtes de l’institut. Il fallait se relaxer après ces 2 jours de voyage. C’est ainsi qu’on décida de nous pavaner dans une boite de nuit du coin. Pendant plus de 15 mn, la belle blanche était donc calée devant nous, imperturbable, tantôt la face contre nous, tantôt de profile ou carrément alors de dos pour nous exposer son postérieur à donner des érections spontanées. Mon compère A. me regarda et me souffla «Docteur, elle est là pour nous, elle a su que nous sommes des étrangers ». Je dis non, la boite est pleine à craquer, et il y a beaucoup de mecs, qu’est-ce qui nous différencie des autres mecs au point que les deux têtes de mules que nous sommes, soyons une attraction pour elle. A un moment, je me levai pour aller dans les toilettes, de retour je remarquai que la belle blanche avait pris place à notre table. Entre temps, A. l’avait invitée à nous rejoindre, il l’avoua à ma question. Et bien « pas de soucis, c’est ta chérie, tu causeras avec elle ». Dommage, mon cher compagnon A. ne parle pas l’anglais. On passa presque 2 heures sans causer. A un moment, je demandai l’addition, je payai et invitai A à rentrer. Quand on se leva, la belle blanche nous jeta dans les oreilles : « You just go like that » ? Mais alors chère demoiselle, on devrait repartir comment ? On est venu en détail, on rentrera en détail. A. n’a rien compris et moi je n’ai rien répondu. On sort de la boite, on approcha notre voiture quand le Virgile s’approcha et demanda si nous avions vu la fille qui a demandé après nous. C’est là j’ai donné raison à A. Entre temps, la fille, étant venue sur le parking, a identifié la plaque étrangère et a demandé carrément sur quelle table sont assis ces étrangers. Elle s’est donc dirigée directement à notre table. En rentrant de la boite, A. s’est résolu à ne pas causer. Je passai la nuit avec cette image de la fille en tête, avec un peu de regret de l’avoir si tant ignorée, elle était quand même belle, j’aurais dû être un peu courtois, et puis alors quoi, je suis marié, je sortais d’une confession pascale 3-4 jours auparavant, qui plus est je suivais des séances d’échanges sur le mariage religieux, fallait ne pas se laisser distraire. Le lendemain, après notre réunion, il fallait continuer sur Ouaga. On embarqua. Juste derrière la maison des invités où nous étions logés, on vendait du plantain fumé. Mon compère A. se dirigea pour acheter. Il se retrouva nez à nez avec la même fille qui sortait juste d’un joli duplex orange voisin, elle doit y habiter ou bien elle a visité un(e) ami(e). Cette fois, en culotte jean noire et un décolleté blanc… Décidément, c’est elle qui nous piste ou c’est nous qui sommes plutôt à ses trousses… Le mulet reconnut la fille et la salua dans un anglais balbutiant. La fille l’ignorât, le dévisagea du bas vers le haut. Elle scruta dans les environs et me vit dans notre voiture, le voilà, l’idiot d’hier. Je pense qu’elle a gardé un arrière-goût amer de la rencontre de la veille. J’étais confus, fallait-il être gentil et la saluer ou continuer par l’ignorer, à peine sorti de mes confusions…c’était tard, la belle monta dans une grosse Range Rover noire, démarra en trombes et passa à mes côtés. Nous continuons notre route. Une fois à Tamalé où on devrait passer la nuit avant de continuer le lendemain pour Ouaga, A. refusa mon invitation à diner ensemble. Il a pris une décision : Désormais chacun dinera de son côté. La raison : je constituerais un blocus à ses projets, mais j’ai fait quoi de mal ? On atterrit à Ouaga le lendemain 20 Avril au soir où nous avons connu autres belles petites aventures. De Parakou, c’était la plume de votre humble serviteur SYN, Agréable soirée à vous.
